| Les saisons et les signes Les rues n'ont pas vingt ans qui portent nos ombres indociles Ni ta voix de poète qui prolonge l'existence des syllabes Le poème se lit à demi-mot dans l'immobilisme d'un temps impair Où la parole émiette l'aube et que l'homme s'exile dans la pierre qui se ferme Voici mon pays et ses légendes Voici mon peuple et ses signes qui maintiennent l'équilibre Aujourd'hui, poète Le temps est venu de se parler par signes Les mots sont décousus Et ne disent rien dans leurs raisonnances à peine audibles J'écoute tranquillement les sanglots du poème dans ta voix de poète Quand les saisons ont dévasté nos âges et se subliment à jubilée Elles inventent autour detoi, poète Des milliers de légendes éloignées de toutes légendes vraies Et la mer les emporte Petits bateaux de papier largués aux quatre vents J'écoute dans ta voix le vertige du poème Et un bruit de foule attaché aux pylônes des fils électriques Laisse-moi écouter le sanglot du poème endormi dans ta voix Pour arrêter le temps en dépit des feux follets et l'ondulation des nuages Voici aujourd'hui ma complainte Pour maintenir allumée la petite lampe à papillon de la tour de l'étoile Et ta voix de poète qui a bercé tant d'enfances endormies au fond de tes paupières Ainsi commencent les éternités renouvelables de la parole Quand les sons prêtent voix aux signes Quand la densité de la nuit se dissipe sous un regard de femme Me direz-vous poète quel temps il fait à 79 ans Est-ce toujours la triste saison du vécu Me direz-vous votre cadran favori Quand je pipe des mots en ébullition Dans des cycles imparfaits Pour un collier de corail et 79 étoiles |
Commentaires
salut a toi mon cher
il faut eviter de reproduire les textes des autres "Il est venu le temps de parler en signe" c'est du poete et dramaturge Anthony Phelps
Ecrit par : Lokandya | 13.05.2008
Ecrire un commentaire