26.05.2008
Voila ce que me dit les poètes
Voilà des jeunes comme moi,raffolé de la poésie ,
qui guette dans les bibliothèques les mots des
poètes.
Et voilà ce que me dit Victor Hugo :
« Tous les hommes sont l'Homme ; et pas plus que les cieux
Le droit n'a de rivages ;
Ma sombre liberté sent le poids monstrueux
De tous les esclavages.»
Et voilà ce que me dit Alphonse de Lamartine:
« Et pourquoi nous haïr, et mettre entre les races
Ces bornes ou ces eaux qu’abhorre l’oeil de Dieu?
De frontières au ciel voyons-nous quelques traces ?
Sa voûte a-t-elle un mur, une borne, un milieu?
Nations, mot pompeux pour dire barbarie,
L’amour s’arrête-t-il où s’arrêtent vos pas ?
Déchirez ces drapeaux ; une autre voix vous crie :
"L’égoïsme et la haine ont seuls une patrie ;
La fraternité n’en a pas !"
Et voilà ce que me dit Arthur Rimbaud :
« Quand irons-nous, par delà les grèves et les monts,
saluer la naissance du travail nouveau, la sagesse nouvelle,
la fuite des tyrans et des démons, la fin de la superstition,
adorer - les premiers ! - Noël sur la terre ! »
01:04 Ecrit par kiki dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.05.2008
A cause de moi ma tendre mère
Bonne Fête Yvrose Jean Baptiste
Te souviens-tu maman...
toutes les jours et nuits où tu étais debout
pour m’allairter
pour me donner le biberon...
toutes les couches que tu as dû laver
pour que mes petites fesses ne soient pas rouges...
Car il n’existais de pompers
toutes les maladies en "it" que j'ai eues
les coliques, otites, laryngites...
Tous les hopitaux,les cliniques et les peristiles
Que tu as visitée,afin que je sois en santé
les becquer bobos sur mes genoux...
les longues heures où je boudais enfermé dans ma chambre...
Tu ne t'es pas ennuyée dans la vie...
toi maman ! Et c'est un peu à cause de moi !
Que tu as subie des humiliations
Je voulais juste te dire que je t'aime
et tu recolteras le fruit ce que tu as semée
Tu n’as pas travaillée en vain
Jean Baptiste Marckenson
Depuis Santo Domingo mai 2008
23:57 Ecrit par kiki dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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23.05.2008
Les saisons et les signes
| Les saisons et les signes
Les rues n'ont pas vingt ans qui portent nos ombres indociles | ||
| Anthony Phelds | ||
20:23 Ecrit par kiki dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Mon pays que voici
| L'histoire de Mon pays que voici racontée par Anthony Phelps
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| La seconde raison justifiant cette absence est qu'à l'époque, j'avais entendu trop d'intellectuels, prétendus de gauche, se vanter d'être des marxistes en précisant, celui-ci : qu'il était marxiste-christophien, tel autre qu'il était marxiste-dessalinien. Ils faisaient ainsi de Karl Marx un trait de désunion entre nos Pères fondateurs. En Haïti, la majorité de ceux qui font appel à l'histoire se réfèrent plus souvent à Christophe, Dessalines, ou Toussaint. Ils semblent ignorer totalement Alexandre Pétion, alors que ce dernier est le principal artisan de notre système républicain, de notre système d'éducation nationale; et pour avoir aidé les colonies espagnoles dans leur lutte pour leur indépendance, Pétion est à l'origine du Panaméricanisme, qui devait aboutir à l'OEA, Organisation des États Américains . ... dans ma lente marche de poète | ||
| Anthony Phelps | ||
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20:18 Ecrit par kiki dans Les Grands hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.05.2008
Il est l'heure d'éteindre
Il est l'heure d'éteindre
Depuis la genèse de ce monde à son apocalypse,nous vivons dans les lumières,pourtant nous étions et nous sommes toujours aveugles.
N'est ce pas trop de lumières qui nous rendent ainsi.Donc,ils est l'heure d'éteindre le soleil,la lune et les étoiles pour essayer avec l'obscurité.
Car,c'est dans le noir qu'on peut voir clairement le clair et non dans le clair qu'on peut voir le clairement le noir ...
Jean-Baptiste Marckenson
22:47 Ecrit par kiki dans Jean Baptiste Marckenson | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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A quoi bon d’écrire
A quoi bon d’écrire
J’écris, mais à quoi bon d’écrire
Depuis des années pour une fille,
Pour laquelle, je me brule d’une passion volcanique
Elle qui me rend poète mélancolique ahuri,
Et ellle encore qui me fuit comme un cobra J’écris, mais à quoi bon d’écrire
Pour une plaine, ou les arbres émigrent
Dans la planète de sépulcre ;
Les oiseaux, larmes aux yeux,
Meurent de l’euthanasie.
J’écris, mais à quoi bon d’écrire
Pour cette jeunesse, la lecture, à l’agonie ;
Même la Bible , aux oubliettes.
Je suis à la fois écrivain et lecteur...
Jean Baptiste Marckenson(extrait du second recueil)
22:24 Ecrit par kiki dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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07.05.2008
Aimé Césaire,le nègre majuscule
« Va-t-en lui disais-je gueule de flic, gueule de vache,
va-t-en, je déteste les larbins de l’ordre et les hannetons de
l’espérance. Va t’en mauvais grigri, punaise de moinillon »
Je ne crois pas qu’aucun des membres du gouvernement ait jugé utile,
dans leurs hommages appuyés à Aimé Césaire, de citer ces quelques lignes,
qui sont pourtant les premières de son ouvrage le plus célèbre :
« Le Cahiers d’un retour au pays natal ».
L’hommage aux grands morts est un exercice convenu du pouvoir, qui dispose,
à cet effet, de scribes patentés. Un exercice convenu et convenable, dont
on pourrait dire qu’il a pour but de rajouter une louche aux pelletées des fossoyeurs,
afin d’être certain que le grand mort n’ait pas la mauvaise idée de se réveiller.
Cependant, il est des morts qui sont plus difficiles à enterrer que d’autres.
Des morts qui ne cessent pas de se réveiller et de nous réveiller, et parmi eux,
les grands poètes.
Merde, si je continue, je vais moi aussi me fendre de mon hommage à Aimé Césaire !
Imaginez qu’il rapplique et me claque le bec en même temps qu’à la cohorte de
thuriféraires qui se pressent aux portillons de son cercueil, à défaut d’avoir accordé
quelque place à sa pensée, son oeuvre et à sa poésie.
« Va t’en mauvais grigri, punaise de moinillon », que je l’entends déjà nous dire.
Ce à quoi je lui réponds sans sourciller : d’abord, j’ai appris et dit tes poèmes par
coeur bien avant que l’on te conduise à ta dernière demeure, vieille racine.
Ensuite je te le jure sur la tête de tous nos ancêtres communs, je n’ai pas intitulé
cette bafouille que je te lance : « le nègre majuscule », « le nègre fondamental » -
car je me souviens bien, moi, de ce que tu disais dans le « Cahiers d'un Retour au
Pays Natal », que tu n’étais ni le poète d’une race, ni d’un peuple, ni même
d’une cause, mais qu’à travers tes propres racines, c’était bien vers tous les
oiseaux de toutes les couleurs du monde que tu tendais tes branches et ton feuillage.
Aussi vrai qu’au jardin d’Eden tous ces oiseaux-là avaient droit d’asile, ont pris leur vol,
et se renvoient leurs trilles depuis tous les arbres du monde.
petit cheval hors du temps enfuit
bravant les lès du vent et la vague et le sable turbulent
petit cheval
dos cambré que salpêtre le vent
tête basse vers le cri des juments
petit cheval sans nageoire sans mémoire
débris de fin de course et sédition de continents
fier petit cheval têtu d’amours supputées
mal arraché au sifflement des mares
un jour rétif
nous t’enfourcherons
et tu galoperas petit cheval
sans peur
vrai dans le vent le sel et le varech
21:03 Ecrit par kiki dans Les Grands hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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